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 Les influences économiques du manga

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Max
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MessageSujet: Les influences économiques du manga   Dim 29 Jan 2006 - 18:29

Un marché en forte expansion


Depuis 1993, le marché des manga a connu une très grosse expansion, puisque, sur le territoire français, quatre millions d'exemplaires (tous titres et éditions confondus) ont été vendus.

En effet, depuis 1993, le nombre de boutiques spécialisées dans l'importation de manga en japonais a énormément augmenté et certaines boutiques comme la librairie Samouraï ont développé de véritables réseaux de distribution s'étendant sur toute la France (en 1993, la société Samouraï ne possédait qu'une boutique parisienne, alors qu'en 1995 elle comprenait onze boutiques sur tout le territoire). Ce développement des boutiques spécialisées est dû à la diffusion de DragonBall Z dès 1992, les amateurs préférant acheter les manga en version originale plutôt que d'attendre la diffusion de la suite de la série.

En 1994, les éditeurs se rendent compte qu'ils peuvent exploiter le marché et décident de suivre Glénat dans la traduction de certains titres. Ainsi Glénat qui avait commencé par Akira et DragonBall continua avec Ranma ½ de Rumiko Takahashi, Candy-Candy (Candy) et Crying Freeman. En fin 1994, PFC Vidéo qui avait déjà traduit certains films et O.A.V. pour l'Angleterre et l'Espagne sous le label Manga Vidéo, lança le marché de la vidéo en France sous le même label, ainsi que AK Vidéo qui entreprit la traduction des O.A.V. de DragonBall Z, qui se vendirent à 600 000 exemplaires.

En 1995, la situation se développe, les ventes de manga japonais baissent et les ventes de manga traduit en Français augmentent de 300%. En effet, sur l'année 1995, 30 nouveaux titres (dont beaucoup contiennent un grand nombre de volumes) sont publiés en Français (DR Slump de Akira Toriyama chez Génat, Ghost in the Shell de Masamune Shirow, Angel de U-Jin chez Tonkam, et Cyber Weapon Z de Andy Seto...), ainsi qu'un grand nombre d'O.A.V. et de films en vidéo (Urostukidodji, Iria, Ah! My Goddess, Venus Wars, Plastic Little...). Cette augmentation, aussi bien dans le domaine de la vidéo que du manga, vient d'une démultiplication du nombre d'éditeurs. Ainsi les éditeurs traditionnels, tels que Casterman et Glénat pour les versions papier, PFC, Kaze Animation et AK Vidéo pour les vidéos, sont rejoints par les boutiques d'importation (Samouraï vidéo, Tonkam Vidéo...) puis par de petits éditeurs (Eva vidéo, Dragon vidéo).

Voici trois exemples significatifs de l'expansion des manga : un éditeur de manga, Glénat, un éditeur de vidéos, PFC Vidéo, et une boutique d'importation, la Librairie Tonkam.



Le nombre de manga traduits en français devrait augmenter, et les ventes d'importations baisser. On note un net changement du marché depuis le mois de juin 1995, où est paru le dernier tome de DragonBall, dans sa version originale (la version française n'ayant pas fini d'être éditée). Ce manga était suivi en France par tout un lectorat qui ne s'intéressait pas aux autres titres. Après l'arrêt de DragonBall, ce groupe de lecteurs s'est divisé en deux. Certains sont restés dans le monde du manga, et d'autres en sont partis. La partie qui reste actuellement dans le monde du manga s'est rabattue sur d'autres oeuvres (souvent plus variées et plus intéressantes) et ont permis aux autres éditeurs, qui ne traduisaient pas DragonBall, de se développer.

De ce fait, on observe une augmentation du nombre de titres publiés, puisque actuellement, il existe 75 titres traduits en France et il est prévu la parution de 70 nouveaux titres cette année. De nouveaux éditeurs arrivent sur le marché, comme J'ai lu qui depuis le mois d'avril traduit City Hunter (Nicky Larson) et Fly (Dragon Quest).

De plus, on peut également observer le développement d'une presse spécialisée depuis quelques mois. Ainsi, certains magazines apparaissent comme Manga Player, qui pourraient être la transcription en France des hebdomadaires comme Shonen Jump (en moins gros et néanmoins plus cher). D'anciens fanzines traitant de Japanimation, auparavant disponibles dans les boutiques spécialisées seulement, sont devenus des magazines disponibles en librairies. C'est le cas de Anime Land et de Tsunami...

On peut également remarquer le développement du marché des Goodies. Ce sont les produits dérivés de la Japanimation, on trouve des cartes, des sculptures représentant les héros des séries à succès, des posters, des Art-books, des animés-comics, des C.D., etc.

- Le problème des produits pirates

L'ombre à ce tableau économique prometteur est l'apparition sur le marché français de produits pirates venant de Hong Kong et de Thaïlande. Tous les produits concernant la Japanimation sont copiés dans ces pays et envahissent les marchés, notamment le marché français. Ainsi, on retrouve des cartes dont l'arrière, au lieu de donner les droits d'auteur, donnent le nom du papier photographique qui a servi à la copie, des cellulos copiés grossièrement, des vidéos en version originale et format NTSC comportant un sous-titrage en Chinois...

- Une expansion qui n'empiète pas sur le marché de la bande dessinée franco-belge

Pour finir sur un ton rassurant, on observe que le développement du marché des manga ne se fait pas au détriment du marché de la bande dessinée franco-belge, et ce pour deux raisons:

* Tout d'abord, on remarque qu'au lieu de quitter le marché de la bande dessinée franco-belge, les lecteurs de manga allient les deux, et ceux qui ne lisaient pas de bande dessinée de nos pays auparavant, y viennent grâce au manga. Ainsi, le dernier album de Lucky Luke, Belle Star de Morris, s'est vendu en 1996 a 450000 exemplaires, Les Bidochons de Binet a séduit 200000 lecteurs. De même, les plus connues des bandes dessinées franco-belges ont été vendues à un million d'exemplaires pour Asterix, de Uderzo, et 2 millions pour Tintin, de Hergé.

* Par ailleurs, il n'est pas rare de voir les Japonais venir en France pour rechercher et découvrir de nouveaux talents. De plus en plus, les auteurs français sont sollicités pour dessiner des manga, ce qui donne un graphisme et un univers franco-belge avec une narration à la japonaise... Par exemple, Varenne a publié Kiro dans l'hebdomadaire Japonais Weekly Shonen Jump, et Baru a publié L'autoroute du Soleil, en un gros volume de 400 pages



Réf. Auteurs : Vincent Larnicol et David Cosset. Parut sur le site du lycée Montesquieu
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